Un peu comme pour l'Australie, c'est pendant plusieurs années années que mon envie et mon projet de voyage en Inde a mûri.
Plus jeune ce sous-continent ne m'attirait pas plus que çà, sûrement à cause de la pauvreté, de la saleté, de ses villes grouillantes... Plus tard je me suis sentie attirée par la culture du pays, sa spiritualité, la religion Hindou, ses couleurs, ses monuments, temples et palais... et comme pour l'Australie ce voyage fut à la hauteurs de mes attentes! En aucun point je ne fut déçue ou choquée !
Je pense qu'il faut tout simplement savoir dans quel pays on met mets les pieds pour n'être choquée de rien et accueillir chaque expérience vécue là-bas avec bienveillance...même les plus terribles ! En effet je n'ai pas manqué de vivre un problème médical sévère :-s
A la fin de cet article, mes petits conseils pour apprécier au mieux votre voyage.
Je voulais absolument voir le Rajasthan mais aussi Benares (Varanasi), le berceau spirituel de l'Hindouisme au bord du Gange, mais aussi j'avais besoin de me reposer après des mois de travail acharné. Ainsi j'ai opté pour une semaine de farniente à Goa au bord de la mer d'Arabie, puis un circuit complet de 2 semaine avec Nomade aventure du Rajasthan à Varanasi.
Goa: le paradis perdu des Hippies
C'est après 3 vols Paris/New-Delhi/Bombay/Goa (et avoir failli manquer le dernier!) sur Air India et 2h de route que j'arrive enfin à Palolem Beach, la plus belle plage de Goa, ce petit état (ancienne colonie Portugaise) Indien sur la côté Ouest de l'Inde.
Ma cabane est ridiculement petite mais tellement bourrée de charme. Elle se situe au-dessus d'une boutique de fringues et n'a que le stricte nécessaire: un grand lit avec moustiquaire, quelques rangements, une salle de bain/WC rustique...mais surtout un balcon avec une vue à 360°C sur la plage. A mon arrivée je suis vannée et me couche vite mais c'est le lendemain matin de bonne heure que je constate cette petite merveille.
En ce premier matin, après le petit déjeuner je pars marcher tout au au bout du croissant doré que forme la plage. Au passage je caresse de nombreux chiens et chiots adorables, je ne peux y résister. Les cabanes sont toutes plus belles les unes que les autres: colorées, en bois..; Il y a aussi de jolis bateaux et bien sur des vaches !
Mon quotidien durant cette semaine va se dérouler ainsi: petit-déjeuner (dans différents restaurants), baignades, farniente et siestes, lecture, massages ayurvédiques... Une vraie semaine de détente.
J'ai pu faire ma Brigitte Bardot comme il se doit - au grand dam de ma mère qui voyait cela à distance - et m'occuper et câliner tour à tour des chiots, chats et vaches qui sont en permanence sur la plage.
Quelques jours après mon arrivée je décide passer la journée à l'autre bout de la plage et fait la connaissance d'un groupe d'amis gays Français, dont certains étaient déjà venus en Inde, super sympas et nous nous sommes fréquentés 2 jours jusqu'à ce qu'ils quittent cette plage. Comme quoi, être seule permet de faire des rencontres.
A Palolem il y a un fameux rocher peint en Requin accessible uniquement à marrée basse. On peut également se rendre sur une ile en face de la plage "Monkey Island" mais je n'ai pas tenté l'aventure car il reste toujours un bras de mer à traverser avec un courant très fort.
L'endroit est très connu des fêtards pour les "silent party" où les gens dansent avec un casque sur la tête.
Autrefois Goa était le paradis des Hippies des années 60-70. Si les hippies ont disparu, il n'en reste pas moins un endroit de quiétude bon enfant où se mêlent à la fois routards, jeunes (et moins jeunes !) tatoués et familles.
Les couchers de soleil sur la mer d'Arabie sont magiques et je n'ai qu'à m'installer confortablement sur mon balcon pour les observer. Et au réveil j'ai des petits visiteurs pour me dire bonjour: une chatte et ses chattons venus s'installer sur un de mes fauteuils du balcon.
L'endroit est également connu pour pratiquer le Yoga et les massages ayurvédiques. je suis allée dans un centre spécialisé (Bakti Kutir) pour prendre soin de mon corps à petit prix. Ces soins ancestraux ont l'avantage de détendre tout en alliant des principes médicinaux. Voici les soins que j'ai pratiqué:
- Shirodhara pour lutter contre les migraines et retrouver le sommeil: versement d'une huile chaude sur la tête et le front durant 45 min
- Reflexologie (30 min)
- Royal Massage: massage à 4 mains, assez tonic, à l'huile chaude, hyper relaxant, qui se termine par un bain d'eau chaude (1h)
- Massage des pieds et des jambes
- Massage soft du corps et relaxant (45 min)
Malheureusement tous ces bienfaits sur mon corps sont partis en fumée en une soirée et une nuit, la dernière sur Palolem, ayant été victime d'une intoxication par l'eau utilisée pour me laver les dents très certainement... je vous passe les détails, mais j'ai rarement été aussi malade, j'ai perdu plusieurs fois connaissance, dont 2 fois seule dans ma salle de bain en tombant la tête sur le rebord de la douche, et ai dû faire appel mon assistance médicale n'ayant plus aucune force et étant seule... Comme je devais de toute façon rentrer sur New-Delhi le lendemain - avion déjà réservé, l'assistance me réserve une chaise roulante, taxi et RDV à l'hopital... Je ne me suis jamais sentie aussi mal, notamment dans cet avion me ramenant dans la capitale du Rajasthan...
New-Delhi et HOLI
Arrivée à New-Delhi, après 2 heures d'embouteillages je rejoins enfin l’hôpital et le diagnostique tombe. Gastro-entérite aiguë qui nécessite 5 jours de repos et une diète très stricte ainsi qu'une tonne de médicaments pour me remettre sur pieds (ceux ramenés de France étant inefficaces !). la priorité absolue étant de réussir à me réhydrater avant de manger.
Le soir même je suis supposée débuter mon circuit avec Nomade Aventure...en passant la nuit dans un train pour rejoindre le désert. Bien évidemment toute l'étape du désert est annulée pour moi et je n'ai qu'à prier pour guérir vite et rejoindre le groupe à la prochaine étape.
L'hotel est un peu glauque, il y a des cafards partout, dès que je soulève une tasse ou fait un pas..; mais le personnel est gentil. Au bout de 2 jours j'arrive à manger quelques bouchées. Le lundi 13 Mars c'est la fête de Holi. Il est impensable pour moi de ne pas y assister étant venue en Inde à cette période pour pouvoir assister au festival de couleurs célébrant le printemps.
J'organise alors avec le réceptif sur place un tour en rickshaw dans notre quartier de New-Delhi (Karol Bagh) en rickshaw et accompagnée d'un guide. Ce fut un moment de partage exceptionnel ! A chaque fois que nous apercevions un petit groupes de jeunes, familles, hommes, jeunes filles ou mixtes, nous nous arrêtions et jouons avec eux à nous lancer de la poudre de couleur. Il règne à ce moment une ambiance bonne enfant, les seuls trucs désagréable sont les bombes à eau reçues sur la têtes ! Même les chiens participent à Holi et ont la figure peinturlurée ! Par contre il parait qu'il ne vaut mieux pas aller dans Old Delhi ou traîner l'après-midi dans les rues car les Indiens, pour qui l’alcool est autorisée si non musulmans, ont tendance à en abuser et à devenir collant voir violents lors de cette fête normalement pacifique.
C'est pleine de joie et de jolis souvenirs que je rentre me coucher et dormir l'après-midi entier après cette matinée colorée et épuisante.
Le lendemain c'est seule que je m'aventure dans les rues de New-Delhi à la recherche d'une pharmacie et d'une perche à selfie. La première pour racheter des médicaments pour m’hydrater et dans la quête d'une formule miracle pour atténuer le vert... rester dans mes cheveux !!!! Malgré plusieurs shampoings cette maudite couleur ne veux pas partir et a envahi ma chevelure blonde...une horreur ! La seconde (perche) car la mienne ne fonctionne plus et je compte bien avoir des souvenirs des palais avec mon visage devant. Et bien malgré ses grandes artères, le bruit, le nombre d'hommes incroyable versus celui des femmes et que je sois blonde, je n'ai absolument pas eu de sentiment d'insécurité dans cette grande ville... Et oui moi la grande blonde n'ai pas du tout été importunée alors qu'en parcourant la même distance à paris je l'aurait été 10 fois ! Encore un cliché qui tombe sur l'Inde, encore faut-il bien sur s'habiller correctement (voir fin de l'article).
Au bout du 4ème jour, mon état étant stabilisé, je demande à l'Assistance si le 5ème je peux rejoindre le groupe à Jodhpur, ce qui est accepté en me payant le vol jusqu'à là-bas. Je suis folle de joie en préparant mes affaires et en prenant l'avion !
Jodhpur: la ville bleue & Salawas, campagne environante
Jusqu'ici j'ai donc raté les étapes suivantes: visite de Old et New Delhi, train de nuit jusu'à Jeisalmer, visite de Jeisalmer, Méharée dans le désert avec nuit en bivouac chez le peuple Bishnoï.
J'arrive à 15h35 à Jodpur et tout de suite je comprends que cela n'a rien à voir avec Delhi. J'apprends que mes compagnons de voyage ne sont pas encore arrivés et ne le seront qu'en fin de journée. Nous logeons dans un Haveli familial magnifique au pied du fort de Jodhpur avec une vue imprenable dessus depuis son rooftop. Je suis ébahie par le charme de l'établissement.
Mais pas de temps supplémentaire à perdre, je prends mon appareil photos et hop me voici à parcourir à pieds les rues bleutées de cette ville à taille humaine où les voitures sont rares mais les rickshaws et scootters encore nombreux et dangereux. A cela il faut ajouter les vaches - enfin ! - qui déambulent à leur guise. Il y en a même eu une qui m'a donné une sacré frousse avec son enorme bosse sur le dos, sa taille de géant, et qui d'un coup s'est mise à atatquer une botte de sable , j'ai dû grimper sur les escaliers de chez des habitants pour l'éviter ! En fait elle ne m'attaquait pas, elle voulait tout simplement se rafraîchir les cornes m'a t-on expliquer plus tard :-)
J'assiste à plein de scènes de la vie quotidienne et vais me balader au marché aux milles couleurs, me prenant d'affection pour une chèvre que des enfants m'aident à attraper, qu'ils sont mignons! (et encore une fois, pour contrer les clichés, sans rien demander en retour !).
Après cette grande balade je rentre à l'Haveli me doucher et profiter du coucher de soleil sur le fort quand les autres du groupe me rejoignent. Finalement ils ont eu le désert mais pas eu le temps de visiter de Jodhpur, qui a gagné ou perdu au change ?
Le lendemain, Après avoir admiré une dernière fois la vue imprenable sur le fort depuis la terrasse de notre Haveli, nous partons découvrir Jaswant Thada , magnifique petit temple de marbre blanc construit par une épouse en hommage à son défunt mari. C’est surtout l’extérieur qui vaut le détour avec une grande fontaine, des piliers sculptés… A l’intérieur on y trouve qu’un musicien nous jouant un air de flute. Cependant le jardin du palais offre également un autre angle de vue sur le fort Mehrangarh que nous allons bientôt rejoindre, et sr les toits de la ville bleue.
La forteresse Mehrangarh , édifiée au XVème siècle, est impressionnante par sa taille. Avant de visiter l’intérieur du fort en lui-même, place à un moment d’adrénaline en faisant de la tyrolienne, nous permettant d’observer le fort autrement, ainsi que la Jodhpur depuis les airs ! En tous 6 câbles de 80 310 mètres de longueur. Ce n’est pas l’activité la plus « folle » que j’ai fait, mais j’ai trouvé cela néanmoins original… et agréable tant que le soleil n’était pas encore à son zenith.
Après le visite du fort, la chaleur se met sérieusement à grimper, et nous prenons la route pour la campagne environnante à 45 minute de la ville, direction le village de Salawas. Nous sommes accueillis par une famille indienne dont la spécialité, transmise de génération en génération, est la confection de sortes de tapis tissés (entre 1 à 2 mois de travail pour 1 seule pièce). C’est ici que nous passerons la prochaine nuit, dans de charmantes huttes bien aménagées, mais rustiques quant à la salle de bain (1 jet d’eau pour la douche !). Cela me rappelle l’Afrique et j’adore ! Nous mangeons assis par terre la nourriture préparée par les femmes de la famille et admirons le patriarche qui s’installe près de nous pour une sieste aux côtés de son unique petite fille (il n’a eu que des fils), un bébé de 1 mois, qu’il regarde fou d’admiration.
Je fais une bonne sieste l’après-midi et après un « chai » à 17h nous partons en ballade dans le village. Ce fut vraiment un moment que j’ai adoré, rencontrer les villageois très chaleureux et souriant. Nous nous arrêtons chez un potier qui nous montre son savoir-faire et j’achète 2 lampes à huile ne terre cuite. Nous croisons beaucoup de vaches, d’enfants souriants nous faisant de grands « Hello » et de personnes âgées. D’ailleurs souvent les grands-parents s’occupent des petits enfants. Une chose aussi observée en campagne et que nous ne retrouvons plus en ville, c’est la tradition de mettre du Khôl aux yeux des enfants (dès leurs premiers jours !) pour éloigner le mauvais œil, les mauvais esprits ! Du coup ici à Salawas, tous les enfants, filles et garçons, sot maquillés !
Nous terminons notre ballade en assistant à une célébration dans un temple (équivalence de messe dans une église) où un joueur de tambour tape sans relâche pendant 10 bonnes minutes le temps que le religieux fasse ses actes.
Nous rentrons diner dans notre maison d’hôtes après une douche sommaire. Nous avons cependant la bonne surprise de nous faire habiller en indienne et de revêtir des costumes traditionnels. J’avais l’impression qu’on m’habillait pour mon mariage, je prenais ce moment avec beaucoup d’émotion, comme s’il était solennel ! Et visiblement la tenue m’allait plutôt bien, moi la grande blonde européenne ;-)
Temple Jaïn Ranakpur et Udaipur
Nous quittons Salawas pour Udaipur et nous nous arrêtons en chemin pour visiter le temple Jaïn d’Adinath à Ranakpur.
Le Jaïnisme est apparu au XIème siècle av J.C. en même temps que le bouddhisme La plupart des temples en Inde sont Jaïns ou Hindous. La différence entre les 2 :
- Temples Jaïns : très sobres à l’extérieur et très riches, chargés à l’intérieur
- Temples Hindous : très détaillés à l’extérieur, très sobre à l’intérieur.
Les préceptes Jaïstes sont très strictes : les sages se retirent les cheveux, certains vivent nus d’autres habillés de blanc. Ils mangent une fois par jour végétalien. Certains ne mangent pas les végétaux à racine. Il y a 24 prophètes dans le Jaïnisme. Les Jaëns font partie des hautes classes sociales car ils sont doués et cultivés, la plupart des Jaïns sont commerçants, d’autres avocats, experts comptables.
L’architecture Jaïenne est d’une finesse extrême. Les temples étaient pour les Jaïns un lieu d’éducation en plus d’un lieu religieux.
Celui-ci fait 1500m2 et a été construit sur près de 50 ans à partir de 1496. On y admire une succession de chapelles, dômes, piliers.
Il nous a bien fallu 6h de route pour atteindre Udaipur en fin d’après-midi, pile à temps pour faire une croisière sur le lac Pichola et admirer les bâtiments blancs dont le City Palace sous le coucher de soleil.
Notre hotel est vraiment magnifique avec une belle piscine (dont je ne profiterai pas malheureusement !). Le soir nous partons en petits groupes dispersés faire du shopping dans la ville. Quelle différence avec la calme Jodhpur ! Ici çà grouille de motos, rickshaw, de pollution, de bruit… Je ne le sais pas encore mais c’est à celma qu’il va falloir que je m’habitue ! De prime abord, cette ville ne me charme pas, et après un room service je m’endors crevée.
Toutefois le lendemain matin, la douce lumière du soleil me fait voir la ville autrement, c’est aussi plus calme de bonne heure. Nous partons de l’hôtel à pieds pour rejoindre d’abord le temple Jagdish aux sculptures extérieures d’une grande finesse qui raconte à chaque fois une histoire captivante.
Puis nous visitons le fameux City Palace, ancienne demeure des Maharana. Edifice en marbre blanc, il est d’une beauté incroyable tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Beaucoup de peintures mignatures et de mosaïques. Le Maharana actuel occupe toujours une aile du bâtiment plusieurs mois de l’année. Les photos à l’intérieur étant payantes je n’aurai pas de souvenirs à montrer mais uniquement ceux qui me restent dans la tête. Dommage que nous fassions la visite un peu trop rapidement à mon gout. Nous sillonnons rapidement les rues les rues de la vieille ville pour retrouver notre bus et la bonne impression du matin sur la ville se confirme et l’emporte sur la veille au soir. Mais nous voilà déjà repartis pour Pushkar et7h de route pour l’atteindre. C’est sous une pluie battante que nous l’atteignons, et que nous nous réfugions dans nos coquets bungalows.
Pushkar
C’est une ville connue essentiellement des hippies et pour sa grande foire aux dromadaires en Novembre. Mais j’en retiendrai surtout ma première expérience spirituelle et de de communions avec les rites Hindous aux bords du lac sacré.
C’est après un réveil très matinal que nous partons à l’assaut de l’ascension de la colline sur laquelle se dresse le temple Savitri tout au sommet. Le temps est gris et humide après une nuit d’orage. Il n’y a pas beaucoup de touristes qui tentent l’aventure sportive, mais en revanche nous croisons un grand nombre de pèlerins Hindous en chemins loin d’être équipés comme nous le sommes, et qui gravissent à pied nus et malgré leur grand âge la montagne escarpée. En plus des pèlerins nous croisons des singes aux aguets de la moindre nourriture – et qui peuvent se montrer agressifs et attaquer les passants.
Il nous faut d’abord 580 marches très raides, parfois très hautes, avant de pouvoir être récompensés d’une vue superbe sur la ville de Pushkar (qui parait bien petite depuis le sommet de la colline) et des montagnes environnantes.
Nous rentrons à l’hôtel pour le petit-déjeuner tandis que le soleil commence timidement à percer. Nous partons ensuite pour le centre-ville et la visite du temple Brahma où se rend une foule de pèlerins.
Une fois la visite du temple terminée, nous partons vers les ghâts pour vivre un grand moment de spiritualité.
La ville est construite autour d’un lac sacré, entourée de 52 ghâts. C’est ici que les Indiens font leur ablutions et certaines prières. En cette fin de matinée il n’y a plus la même agitation qu’aux premières lueurs du jour. Néanmoins il règne ici une énergie apaisante et spirituelle envoutante.
Nous sommes plusieurs à souhaiter faire une prière. Un homme nous demande alors de réciter plusieurs mots en Hindi puis en Anglais et je me sens comme envoutée, hypnotisée… On nous met des fleurs dans les mains et on nous demande de faire un vœux. Ensuite l’une après l’autre nous jetons nos fleurs dans le lac sacré. Même les Indiens sont surpris de notre démarche et nous prennent en photo ! Pourtant j’ai lu que c’était une pratique touristique assez banale mais tant pis elle avait quand même quelque chose de magique…
Pour prolonger cette communion spirituelle je pars me balader seule sur les ghâts. Je m’imprègne de cette énergie en regardant les Hindous prier et se baigner dans le lac sacré, les vaches tranquilles commencer à se réchauffer au soleil, et les oiseaux s’envoler… Un spectacle merveilleux, mais il me faut revenir à la réalité d’une occidentale en voyage, mes compagnons de route m’attendent pour poursuivre notre périple jusqu’à Jaipur.
Jaipur
Nous l’atteignons en fin d’après-midi et passons la soirée dans une famille « moderne » des beaux quartiers résidentiels qui nous append à cuisiner les principaux mets Indiens et nous explique sa culture et mode de vie. Ce dernier est à l’opposé de ce que nous avons pu observer à Salawas, comme quoi il existe vraiment de tout en Inde, notamment avec le système de castes et la place donnée à la femme. Les 2 membres du couple travaillent, elle dans l’évènementiel, lui dans l’assurance, ils ont un seul fils, et l’homme participe activement à la soirée et aux tâches ménagères !
Je ne participe pas à la cuisine mais trouve le cours très intéressant. Le repas confectionné par le groupe à l’aide de la famille est très bon.
C’est le lendemain que nous visitons entièrement la ville. Nous débutons direction Amber à quelques kilomètres. La cité est dominée par un fort et embellie d’un magnifique et immense palace. Nous nous rendons à se dernier à l’aide de jeep – bien que la plupart grimpe à dos d’éléphants. Cela fait en effets plus « local » mais en réalité ces pauvres bêtes sont maltraitées et enchainent les déplacements à longueur de journée, notre réceptif ne souhaitant pas participer à ce carnage, c’est très bien comme cela !
Nous passons toute la matinée à visiter le palace, demeure des Maharajas de Jaipur, sous un cagnard et une chaleur pas croyables ! Mais cela en valait la peine c’est splendide !
En redescendant nous nous arrêtons devant Jah Mahal, le palais flottant.
Puis enfin c’est le tout pour moi de me faire plaisir, une vraie cession shopping avec du tissu local et de qualité, en achetant des articles que je ne retrouverai plus ailleurs auprès d’une coopératives délivrant des certificats : 3 pacheminas, dont une 100%, et 2 autres à 50% avec de la soie.
Nous poursuivant notre journée au cœur de la ville rose, tout d’abord pas le Jantar Mantar, observatoire astronomique. J’ai l’impression de me retrouver à la villette à Paris – à la différence qu’il doit faire 50 degrés au soleil. Ici trônent des instruments de mesure astronomiques ingénieux et géants. Cela a beau être très ancien cela semble très moderne au niveau architectural.
Juste à côté nous poursuivons par le City Palace (à croire que chaque ville du Rajasthan en a un !), où j’ai eu la surprise et la joie de croiser mes copains Français rencontrés à Goa ! Comme quoi le monde est petit !
Nous poursuivons notre journée par un petit tour en Rickshaw. Si celui-ci se veut être un véritable aperçu de la vie et culture Indienne, il n’en est pas moins éprouvant et désagréable. C’est à ce moment là que je me rends réellement compte qu’il existe non seulement la pollution de l’air (que nous respirons à pleins nez et poumons) mais aussi la pollution sonore. A côté Paris fait office de campagne tranquille ! Si les bruits de klaxonne et les odeurs de gazole nous importunes au moins nous pouvons admirer le palais des vents, le Hawa Mahal.
Comme si nous n’avions pas encore eu assez notre dose, masos que nous somme, nous nous embarquons dans une cessions shopping dans l’artère la plus touristique de la ville. Et le bruit continue… celui des vendeurs nous harcelant pour que nous leur achetions quelque chose et qui nous courent après ! C’est tellement désagréable – moi qui suis pourtant une fan de shopping, qu’une fois quelques emplettes faites, je me précipite dans le bus pour me sentir à l’abris du bruit et de ces harceleurs !
Au final cette journée bien remplie mais surtout très bruyante m’a donné une bonne migraine difficile à passer, me forçant à passer la soirée seule dans ma chambre.
Agra
Ce matin nous quittons Jaipur direction Agra, en nous arrêtons en chemin à Fatehpur Sikri, un site construit par l’empereur Moghol Akbar pour ses 3 femmes : l’une Moghol (musulmane), une autre Hindoue, et la troisième Chrétienne. Les trois influences se retrouvent dans le palais de la ville, aujourd’hui « fantôme » car délaissée à cause du manque d’eau. Se situe à côté du palais la mosquée Jama Masjud qui contient le tombeau de Saikh Salim. Elle est magnifique, malheureusement je m’y fait encore une fois harcelée, par jeunes hommes et enfants, sûrement mes mèches blondes qui dépassent de mes bandeaux…
En fin d’après-midi nous arrivons enfin à l’hotel et profitons du rooftop de celui-ci pour prendre un grand apero au coucher du soleil avant de diner.
C’est après une nuit très courte, à cause de la chaleur, des chants de la prière tout proches, qu’à 5h45 nous partons voir l’un des plus beaux moments au monde, l’un des plus photographiés et surtout le plus bel hymne à l’amour qu’il soit : le Taj Mahal !
A 6h30 nous sommes dans l’enceinte du Taj Mahal juste avant le lever du soleil, quand une nap de brume enveloppe encore le dôme… image mondialement connue, instant mystique.
Et puis enfin le bleu apparait par petite touche dans le ciel, les touristes sont de plus en plus nombreux à entrer et on veut tous ses photos devant LE monument ode à l’amour. Il fut édifié entre 1631 et 1648 par l’empereur Moghol Shah Jahan en mémoire de sa seconde et favorite épouse Mumtaz Mahal, décédée en donnant naissance à leur 14ème enfant. Les deux époux sont inhumés l’un à côté de l’autre dans la coupole. Le Taj Mahal était en rénovation en 2017 lorsque j’y étais – ce que l’agence s’est bien gardée de nous dire ! – mais fort heureusement seul un minaret et un côt du monument était en travaux (j’ai vu plus tard des photos qui montraient davantage de travaux et çà faisait mal au cœur quand on fait tout ce chemin pour le voir).
Le marbre blanc ressort sur le ciel bleu et les bassins de la même couleur. Il y a beaucoup de monde mais j’arrive néanmoins à avoir de jolies photos souvenirs de moi devant ce magnifique monument aidée d’une copine du groupe. Nous quittons son enceinte à 8h30 alors qu’il fait déjà 30 degrés !
Retour à l’hotel pour le petit déjeuner temps libre – que je prends pour faire une petite sieste récupératrice – puis nous repartons pour le fort d’Agra, de couleur rouge à l’extérieur.
Il fut construit par Akbar pour son fils Jahangir lorsqu’il fit d’Agra sa capitale. De cet endroit on peut voir le Taj Mahal.
Dans l’après-midi nous avons du temps libre que nous mettons à profit pour quelques emplettes. De mon côté je continue sur ma lubie des foulards et achète plusieurs autres de couleur rose et corail en soie. En fin de journée nous rentrons à l’hôtel prendre une douche et une collation avant de partir pour la gare prendre le train de nuit pour Varanasi.
Train de nuit pour Benares / Varanasi
Nous sommes arrivés à la gare d’Agra vers 19h30, mais manque de chance notre train est annoncé avec un retard de 30 minutes… 30 minutes Indiennes qui se transforment donc en 1h30. Je suis crevée et ai du mal à maintenir les yeux ouverts après cette courte nuit et ce réveil matinal. La gare commence à se remplir, nous essayons de nous occuper comme nous pouvons, enlisant en général, picorons ce que nous pouvons acheter – des chips – et observons quelques trains bondés passer en se demandant à quoi nous allons avoir droit ! Enfin le train arrive ! Nous sommes en 3ème classe… aventure oblige, nous allons tester le trajet comme de vrais Indiens ! Il y a des compartiments de 6 couchettes et 2 couchettes en face, le tout sans aucune fermeture ni rideau et très peu de place pour ranger les bagages. C’est donc un partage d’intimité à 100% avec tout le wagon. Quand j’arrive devant mon numéro de couchette j’ai la surprise de voir que celle-ci est déjà occupée par un homme qui dort…. Hum… Il faut donc que je le réveille et lui demande de rejoindre SA couchette. Heureusement je suis accompagnée de Béatrice une autre femme du groupe dans mon compartiment, et de notre guide Vishal qui nous rejoindra plus tard. Il y a aussi 2 autres hommes Indiens. Avec Béatrice nous nous lançons mortes de rire dans une opération nettoyage de notre couchette… je ne peux même pas décrire dans quel état les lingettes étaient ! En face de nous une famille d’Indiens composée d’un couple et de leurs 2 jeunes garçons de 2 et 4 ans sont installés. Au début les 2 gamins font la foire, je me dis que je ne vais jamais réussir à dormir dans ces conditions… Béatrice et moi prenons un somnifère entier et advienne que pourra ! Je me réveille plusieurs fois dans la nuit pour changer de posture car la couchette n’est pas très confortable, et pour réveiller Vishal qui ronfle ! A 8h tout le wagon semble réveillé. Je commence à avoir faim et grignote quelques gâteaux qu’il me reste et on m’offre un Chai. Sauf que le temps passe et parait bien long…. Alors Béatrice et moi nous nous rendormons pendant 1h30. Au réveil je me sens déjà plus reposée. Nous avons quand même eu de la chance car certaines d’entre nous se sont retrouvées seules au mileu d’hommes ou alors au milieu de ronfleursJe lis, je discute avec mes compagnons de voyage, mais le temps s’écoule toujours aussi lentement… le train a pris beaucoup de retard la veille au soir, pendant la nuit et continue à en prendre… Nous comprenons donc que la patience est une qualité nécessaire pour vivre en Inde. On ne sait jamais quand on part… ni quand on arrive. Il faut s’adapter ! Nous arrivons enfin en gare de Varanasi à 15h… soit avec 5h de retard par rapport au programme initial !
Il fait une chaleur étouffante et nous déjeunons à 16h un repas insipide, et nous nous rendons à Sarnath, haut lieu du Bouddhisme, où cette religion pris ses racines. En effet c’est ici près de Varanasi que Bouddha, fils d’une famille royale, eu l’illumination. Il fit son premier discours sur le site de Sarnath, aujourd’hui lieu de pèlerinage. Bien que le Bouddhisme ne soit pas resté en Inde mais s’est étendu à d’autres pays d’Asie, des milliers de croyants, notamment du Sri Lanka, viennent ici se recueillir.
C’est un lieu très apaisant et au coucher du soleil nous assistons à toute une procession de moines Bouddhistes. Avant cela nous avons visité de façon très très rapide le musée regroupant des statues de Bouddha et racontant son histoire.
Pour finir la journée nous nous rendons à un temple Bouddhiste où des dizaines de pèlerins entourent l’arbre sacré, le Bodhi Tree, planté en 1931 avec une graine de l’arbre d’origine datant de Bouddha. Ici aussi il règne une intensité spirituelle forte, c’est très émouvant.
Enfin, nous rentrons à l’hotel situé un peu à l’extérieur de Varanasi, à 20-30 minutes des ghats. Il est plutôt chic avec balcon, vue sur jardin et plus loin jolie piscine.
Sarnath
Il fait une chaleur étouffante et nous déjeunons à 16h un repas insipide, et nous nous rendons à Sarnath, haut lieu du Bouddhisme, où cette religion pris ses racines. En effet c’est ici près de Varanasi que Bouddha, fils d’une famille royale, eu l’illumination. Il fit son premier discours sur le site de Sarnath, aujourd’hui lieu de pèlerinage. Bien que le Bouddhisme ne soit pas resté en Inde mais s’est étendu à d’autres pays d’Asie, des milliers de croyants, notamment du Sri Lanka, viennent ici se recueillir.
C’est un lieu très apaisant et au coucher du soleil nous assistons à toute une procession de moines Bouddhistes. Avant cela nous avons visité de façon très très rapide le musée regroupant des statues de Bouddha et racontant son histoire.
Pour finir la journée nous nous rendons à un temple Bouddhiste où des dizaines de pèlerins entourent l’arbre sacré, le Bodhi Tree, planté en 1931 avec une graine de l’arbre d’origine datant de Bouddha. Ici aussi il règne une intensité spirituelle forte, c’est très émouvant.
Enfin, nous rentrons à l’hotel situé un peu à l’extérieur de Varanasi, à 20-30 minutes des ghats. Il est plutôt chic avec balcon, vue sur jardin et plus loin jolie piscine.
Voir Varanasi...et mourir en paix !
Varanasi de jour
Je vais vivre ici les 24h les plus intenses et les plus belles de mon voyage en Inde, et pourtant en tous points il fut merveilleux… même mon problème médical me semble qu’un petit et lointain souvenir face à toutes les énergies positives, spirituelles reçues et les beautés admirées pendant 3 semaines.
En vérité Varanasi est vraiment un aboutissement du voyage en inde pour moi. Je ne pouvais concevoir d’aller dans ce pays sans passer par cette ville sacrée. J’étais très attirée par le côté très spirituel de la ville, et pourtant je ne suis pas spécialement croyante ni pratiquante, mais finalement je suis bien plus ouverte et sensible aux religions polythéistes.
Il faut savoir que le but ultime d’un Hindou est de mourir à Varanasi pour atteindre directement l’équivalent du Nirvana et cesser le cycle infernal des réincarnations.
Les 2 activités principales pratiquées sur le Gange sont :
- La crémation, donc soit sur des bûchers (la famille paye alors le bois) soit dans un incinérateur mécanique, moins cher. A noter que les enfants, femmes enceintes et Sâdhus ne sont pas incinérés car déjà considérés comme purs, leur corps est jeté entier dans le Gange.
- Les ablutions : l’eau du Gange sacré permet aux Hindous de se laver de leurs pêchers. Cellesci ont lieu toute la journée mais essentiellement le matin.
Nous nous levons donc à 4h30 du matin pour voir les célèbres ghats du Gange et tous les rituels du matin qui s’y rapportent. Il y a déjà une forte animation dès l’aube. Des pèlerins prient, d’autres se font raser la tête (membres masculins de la famille proches du défunt), d’autres encore font leurs ablutions pendant que de nombreux bateaux chargés de touristes quittent la rive pour observer ces scènes d’un autre point de vue.
Comme partout en Inde il règne un joyeux brouhaha mais ici on est saisi par la ferveur de ces croyants et la beauté du lever de soleil sur le Gange.
Après une phase d’observation et de nombreuses photos nous partons à pied rejoindre un lieu de crémation. Il y a trois buchers en cendres et encore une famille autour de l’un d’eux. Les photos de crémation sont interdites (du moins de près). Nous montons sur un promontoire afin de mieux observer la scène. Il nous faut serpenter entre des tonnes de vaches et de bouses pour pouvoir atteindre notre but.
Après cela nous nous baladons un peu dans les rues étroites de Chowk, le centre-ville typique de Varanasi. J’y retrouve un peu cette ambiance agréable et apaisante de Jodhpur, pas bruyante comme les grandes artères.
Avant de rejoindre notre hotel nous visitons un temple Hindou.
C’est affamés que nous prenons notre petit-déjeuner à l’hotel alors qu’une partie du groupe a décidé de rester la matinée dans le centre. Après une douche et un peu de repos je repars avec d’autres femmes du groupe à midi sur les ghats dans l’optique de prendre un verre sur un rooftop à cette heure de rand cagnard. Nous partons en rickshaw et nos chauffeurs nous attendent sur un parking pour le retour, sympas ! Il nous faut parcourir 500m dans la foule grouillante, les bruits de klaxons, en évitant de se faire écraser par les voitures, les scooters et rickshaws. C'est vraiment ans ces moments là que je me rends compte à quel point l’Inde diffère de nos villes Occidentales et que les villes ne sont pas faites pour les piétons, c’est vraiment à vos risques et périls !
Nous arrivons sur le même ghat que ce matin mais l’activité y est bien moins moindre ! En revanche la luminosité bien meilleure, mis la chaleur écrasante ! Nous tombons de malchance en malchance dans notre recherche de bar rooftop, tous sont fermés ! Epuisées et assoiffées, nous nous asseyons à l’ombre sur des marches à l’ombre pour admirer au moins le Gange. C’est là qu’un jeune Indien vient nous parler et se propose de nous ramener du coca. Il n’est pas très frais mais nous sommes quand même bien contentes de le boire et d’avoir trouvé cette aide providentielle. Il n’est pas forcément recommandé de faire confiance à des inconnus, mais en discutant celui-ci ne nous a pas paru avoir trop de vices et de toute façon les bouteilles etaient bien fermées, c’est le plus important à vérifier, qu’aucune substance n’est pu y être insérée ! L’heure du retour approche et nous retrouvons nos chauffeurs de rickshaws comme prévus, ils n’ont pas bougé !
Encore un peu de temps libre à l’hotel puis nous repartons pour une troisième fois sur les ghats ! Cette fois-ci encore une expérience différente car c’est pour vivre Varanasi au coucher du soleil et assister à la Puja. Voir plus loin le détail de la soirée sur le Gange et les ghats.
Le lendemain nous avons une journée libre. Je profite de la matinée pour me reposer au bord de la piscine sous un soleil radieux. Cela faisait depuis Goa que je n’avais pas eu l’occasion de me mettre à nouveau sur un transat et de bronzer, c’est tellement agréable !
A 13h je quitte la piscine, le soleil étant trop fort et je rejoins les autres du groupe dans le bar climatisé de l’hôtel. Nous partons de l’hôtel vers 15h pour l’aéroport. Nous avons un vol pour Delhi sur la compagnie low-cost Indigo qui n’autorise que 15 kg ! Autant dire qu’avec mon sac pour 3 semaines de voyage et de souvenirs achetés je suis mal ! On pèse nos 12 sacs avec une autorisation à 180 kg., comme nous dépassons, Michelle (la doyenne du groupe) et moi, ayant les plus gros sacs (mais certainement pas les seuls à dépasser à 15 kg) partageons les frais de surcharge car nous sommes respectivement à 22 et 23 kg. Cela fait environ 9 e par personne, çà va on est loin des suppléments bagages appliqués par Air France ! Arrivés à Delhi, les autres sont déposés à l’aéroport International car ils ont tous un vol de nuit. On se dit au-revoir et moi je suis déposée à un hotel de banlieue chic pas très loin de l’aéroport pour passer ma dernière nuit en Inde et boire mon dernier Chai le lendemain matin afin de prendre mon vol International- direct pour Paris cette fois-ci.
Varanasi de nuit
Nous embarquons au soleil couchant sur un petit bateau qui navigue un peu puis s’arrête au milieu du Gange pendant un bon moment : des musiciens jouent de la musique typique pendant que le soleil se couche complètement. Nous faisons chacun un vœu ou une prière puis laissons des fleurs avec une bougie se faire emporter par le Gange. Encore une fois, peut être un peu cliché, mais la magie est toujours là bien présente en tous cas.
Le bateau retourne sur les ghats et nous assistons à quelque chose d’incroyable. Il s’agit du Puja, la cérémonie religieuse où des prêtres, parés de tuniques oranges, à l’aide d’une chorégraphie coordonnée impressionnante, accomplissent les gestes rituels d’offrance de la lumière au Gange sur fond de chants sacrés.
Des centaines d’Hindous et de touristes assistent à la scène, soit assis sur les ghats soit assis sur les ghats soit depuis les bateaux qui se sont tous attroupés autour. Décidément Varanasi est vraiment une ville fascinante et vibrante de spiritualité. Je fais un petit tour pour observer la scène depuis un autre point de vue, non plus depuis le fleuve mais depuis le quai. Puis le bateau repart et le long de la berge nous voyons deux crémations avec un feu vivace cette-fois-ci.
Notes supplémentaires
- Les Indiens sont globalement très gentils, aimables, serviables avec les touristes
- En tant que femme, blonde de surcroit, et seule, je n’ai pas été tant importunée que çà. Seuls les vendeurs ont été très agressifs dans leur façon d’être et uniquement dans les bazars ou rues très commerçantes.
- Pour ne pas être importunée il faut aussi savoir respecter les coutumes locales et couvrir ses épaules, sa poitrine et ses jambes dans le nord du pays (à Goa c'est complètement différent)
- A plusieurs reprises néanmoins j'ai suscité la curiosité et hommes, femmes et enfants qui voulaient faire des selfies avec moi. Finalement nous etions aussi curieux les uns pour les autres !
- J’ai adoré l’atmosphère et la mentalité régnant dans la campagne (expérience à Salawas). Ici pas de trafic dingue, du calme et surtout une population qui a gardé ses artisanats ancestraux, qui les partage mais qui n’est jamais avide de les vendre (contrairement aux commerçants des grandes villes qui vous harcèlent).
Tous ceux que nous avons rencontré – hommes, femmes, enfants – étaient juste contents de nous voir, souriaient à pleines dents et se faisaient volontiers photographier.
- A l’inverse j’ai eu plus de mal à m’habituer aux villes extrêmement bruyantes et avec un trafic extrêmement dingue. Je dirai que c’est le gros bémol de ce pays ! On se demandait comment cela se faisait qu’on n’ait pas d’accident en traversant la rue à pied ou en rickshaw. Entre les voitures, les scooters, les ricshaws, les vaches au milieu de tout çà, c’était un bordel incroyable !Du coup cela klaxone nonstop pour signaler le danger… Qui est partout. On m’a expliqué que malheuresement tout ce trafic infernal et brouhaha (ainsi que pollution) qui en découle est dpu à la surpopulation des villes.
- Car en plus du bruit incessant, il y a une terrible pollution dans les villes, que l’on ressent particulièrement dans les grandes artères. J’habite Paris et n’en suis pas gênée làbas le moins du monde. Alors qu’en Inde je toussais sans arrêt, c’est dire ! Nombreux Indiens portent un masque ou un foulard devant la bouche pour se protéger, notamment quand ils sont en scooter.
- Les religions cohabitent parfaitement bien dans ce grand pays, notamment l’Hindouisme et l’Islam qui représente 15% de la population pour ce dernier. Certaines région du Nord comme Uttar Pradesh sont davantage islamiques de par leurs origines Mohgols. J’étais nénmoins surprise de voir beaucoup de musulmans à Varanasi, haut lieu sacré de l’Hindouisme.
- La nourriture que nous mangions était souvent la même… surement car la moins épicée pour des touristes (et personnellement je déteste manger épicé !) et après mon épisode gastro je n’avais pas trop envie de m’aventurer culinairement parlant…. Malgré cela je trouvais toujours les plats trop épicés pour moi, mais c’est personnel, cependant j’ai eu de bonnes surprises comme avec le Masala paneer, le Dal et le Lassi. Mais surtout le Masala tea !!!! J’en ai bu pendant plus d’un mois chaque jour à mon retour !
- contre tous préjugés il n’y avait pas tant de mendiants que cà. Mais le peu rencontrés met en effet mal à l’aise, surtout vieilles femmes et enfants… Mais pour relativiser je repense à la France et au fait qu’on en rencontre également chaque jour dans le métro. Donc honnêtement cela n’a pas été une vision insupportable, d’autant qu’il faut s’y préparer. Et puis on peut aider. Personnellement je n’ai pas donné d’argent à des mendiants (ce n’est pas non plus recommandé) mais à un organisme qui leur distribue de la nourriture à Varanasi (come les restos du cœur local).
- Un truc assez drôle en Inde : c’est le nombre d’interrupteurs dans les chambres ! On ne sait jamais où appuyer et il faut donc cliquer sur les 15 interrupteurs présents dans la pièce pour être certain de tout éteindre .
Globalement j’ai beaucoup aimé ce voyage en Inde, pays très contrasté. La culture y est très riche, les monuments absolument magnifiques, et la religion, spiritualité omniprésentes.
Le petit séjour à Goa fut parfaitement relaxant et dépaysant, j’en avais grandement besoin, mais avec du recul, était-ce vraiment l’Inde ou un paradis façonné par les occidentaux ?
J’aimerai y retourner plus tard, me reposer de nouveau à Goa, revoir Varanasi et baigner à nouveau dans la spiritualité Hindou, peut être faire le désert du Thar, étape ratée à cause de mon état de santé, revoir Jodhpur que j’ai adoré, et découvrir le Sud, le Kerala, Pondichéry, et pourquoi pas les montagnes du Nord ?
Mais en écrivant cela je réalise qu’il me faudra encore plus d’un autre voyage pour approfondir ma connaissance de l’Inde J





